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De la question du quotidien médiatique

Le 04 août 2015
Un psychologue à l’écoute d’un patient ne peut s’extraire du quotidien médiatique et de son propre quotidien, c’est la nécessité de sa position et du maintien de son cadre thérapeutique

De la position du psychologue clinicien face au quotidien du patient

Après tout…

L’actualité en psychologie ne doit pas se limiter à l’actualité de sa discipline.
Le travail d’un psychologue clinicien est aussi de comprendre le quotidien de son patient, soit notre propre quotidien, qu’il soit politique, sociétale, littéraire, culturel.
Ce jour 3 août 2015, l’actualité est marquée de plusieurs évènements, je n’en retiendrai ici qu’un seul et bien sûr, sur LCP je vois une émission sur l’Arménie. Hier le massacre du peuple arménien fait partie, dit-on de notre passé, une répétition, un préambule de la future Shoa dans l’indifférence du monde depuis un siècle. Mais nous en parlons aujourd’hui, un souvenir refoulé ? Un souvenir écran ? Une levée de la censure ? Un effet de l’association libre pratiquée quotidiennement et vécue comme chaotique, non une véritable catharsis que nous vivons médiatiquement, politiquement aujourd’hui.
Mais qu’entendons-nous en consultation ? Des associations libres… Incohérentes…
J’entends qu’en à moi la souffrance quotidienne de chacun, des familles, des adolescents, de chaque personne venue consulter, des refoulés, des rêves, des désirs…
Tout cela est entravé, chassé par les exigences de la vie quotidienne.
J’y entends la guerre, la violence, les conflits, le sexe, le terrorisme, l’armée qui déambule dans nos rues, la tyrannie des employeurs, le Burnout, les tentatives de suicides, les soit disant délires paranoïaques, les délires mystiques et je ne peux pas, ne pas évoquer l’apocalypse, la fin du monde…
Voilà tous se dont on nous abreuve quotidiennement. Derrière la souffrance de chacun, tous cela se manifeste, se crie, s’écrit et contribue à de nombreuses impasses.
Mon travail de psychologue clinicien est de le repérer, de l’interpréter correctement, précisément et à point nommé, j’allais écrire humainement évoquant une souffrance commune et de séparer le désir de chacun, de l’identifier, de le nommer, de lui rendre son sens, son sens dans l’histoire personnelle propre à chacun, de lui rendre sa force, de le faire tenir, de l’accompagner, de le soutenir.
Voilà mon travail quotidien de psychologue clinicien.